Materia Obscura dans la lumière

Galactique et cellulaire à la fois. Lunaire et volcanique en même temps.  Les qualificatifs ne manquent pas pour décrire la performance de Thomas Koner et Jurgen Reble. Les deux allemands présentaient en avant-première française leur œuvre.

 

Mercredi dernier, le 16 octobre,  nous avons assisté à une réelle performance audiovisuelle. C’est au Cinéma Les Variétés jouxtant la Canebière, que se sont donnés rendez-vous les curieux et autres connaisseurs. Charles, venu de Paris pour l’occasion, est un amateur du genre. Il connaît la qualité des protagonistes. Il patiente attablé au bar La Jetée avec un verre de rouge.

 

Il est 20h30, la performance va commencer. Les fumeurs se dépêchent de jeter leurs mégots pour aller s’assoir dans la grande salle du cinéma marseillais. Nous sommes confortablement installés. Les sièges se remplissent peu à peu. La lumière baisse, ça y est nous décollons, destination Materia Obscura.

 

Nous sommes immédiatement pris par les images d’un métro aérien d’une grande ville américaine (certainement Chicago). La musique se fait de plus en plus présente. Une minimale dense et intime. Et puis… de l’art abstrait. Des formes et des couleurs : le trip quoi ! Visionner ces images laisse penseur. Un questionnement sur soi-même, sur tout ce qui nous entoure, le passé et le futur. On passe de l’infiniment grand à l’infiniment petit le temps de le dire. Cligner des yeux n’est plus une option tant ce balai stratosphérique est captivant. Les longueurs deviennent des doutes, cette matière surprend toujours plus l’œil tandis que nos oreilles sont envoûtés. La matière obscure est un « mystère scientifique fascinant », une série d’hypothèses, c’est ce que nous expliquent Jurgen et Thomas. Fascinant, c’est le mot.

 

Valentine, une étudiante, raconte : « c’est happant, on se sent petit face aux images ».  Elle qualifie le spectacle de « moléculaire ». Quant à la musique, elle s’est sentie « intégrée, prise dans le flux ». Une bonne expérience en somme.

 

Cette soirée aux Variétés puis à la Jetée a été un réel kiff. Ambiance quasi spirituelle mais surtout conviviale. Performance décalée pour une œuvre géniale. Bravo à RISC pour cette séance vraiment spéciale.

 

Benjamine Thomas

Thomas Dupire

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Mémoire #2, rencontre avec Badr El Hammami

Quelques heures avant la diffusion de son court métrage au Musée d’Histoires Naturelles, le réalisateur Badr El Hammami nous livre l’histoire de Mémoire #2 : le tournage avec les enfants, le retour au Maroc, le choix de l’école, le travail du miroir.

Célia BENZONI & Audrey IMPORTUNA

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Rencontre avec le réalisateur de « Doux Amer » : Matthieu Chatellier

Dans le cadre de l’ouverture du festival RISC à Marseille, nous sommes allés à la rencontre du réalisateur du film d’ouverture « Doux Amer »: Matthieu Chatellier. Film qualifié à la fois de dur et touchant par les spectateurs qui sortent de la salle, ou encore de « poème qui nous met face à notre réalité ». Nous vous proposons d’en suivre notre interview.

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1.     Qu’est-ce qui vous a donné envie de parler de votre maladie ? Est-ce une sorte de thérapie ? Ou un moyen de laisser une trace de vous ?

 Il y a deux choses : il y a à la fois un événement dramatique qui m’arrive, avec lequel il faut que je compose, et d’un autre coté, mon métier qui est de faire des films, de donner une forme et un sens à cet événements qui me pose des questions de cinéma. « Doux amer » est mon 3ème film et à travers ce qu’il m’arrive, je voulais explorer une forme nouvelle, une forme où le narrateur dit « Je », réaliser un film à la première personne. Mon autre envie était d’inventer, un art pauvre, avec de petits moyens, et de bricoler un film. Car avec la maladie, le corps ne suit plus un chemin naturel, je devais bricoler une petite mécanique et me substituer à la voie idéale et à mon pancréas.

2.     Nous avons l’impression que vous mettez toute votre vie dans ce film : votre maladie, votre famille, vos talents de réalisateur, vos cours de dessins…

Quand il arrive quelque chose de dramatique, on cherche à maitriser les événements par un nouvel élan, la création en fait partie. Dans la vie courante, on se projette souvent 3 ou 4 ans plus tard, on extrapole, on s’imagine une vie pleines de perspectives. Quand la maladie survient, ces perspectives sont annulées. Tout à coup, tout pourrait s’arrêter. Ce qu’il nous reste et nous tient en vie est ce qui est proche, dans le temps et dans l’affection, tout ce qui nous ramène au temps présent, à ici et maintenant, comme la création. Le plaisir de la création peut compenser ce drame.

3.     Avant d’apprendre cette maladie, aviez-vous une conscience aiguë de la mort comme cela ?

Avant, je ne connaissais pas du tout cette maladie, je me suis même souvenu que j’avais une camarade du collège qui était diabétique, je ne comprenais pas.

La mort est toujours présente à travers les oeuvres d’art, à travers certaines angoisses ou des expériences personnelles. Mais quand la vie est un péril, tout à coup ce fantasme de la mort devient extrêmement concret, et même si l’on peut tenir notre propre disparition à distance, il y a quelque chose qui nous a frôlé et change profondément la perception que l’on a de son existence.

4.     Qu’est-ce qui est doux, qu’est-ce qui est amer ?

La nouvelle arrive en Italie et l’Italie est très présente dans le film. En italien, doux et sucré c’est le même terme : dolce, cela voulait dire j’ai perdu le sucré, il m’est interdit en quelque sorte mais je ne dois pas perdre la douceur. Il y a toujours cette dualité entre  cette perspective de disparition et ce réflexe vital qui fait que l’on a envie de vivre. On va vers la création,  vers les gens que l’on aime. Ce n’est pas un combat mais il ya un équilibre entre ces deux pôles.

5.    Nous avons l’impression que vous vous sentez enfermé dans votre corps. Comment le voyez-vous aujourd’hui ?

C’est vrai qu’il y a quelque chose de terrible avec cette idée. Notre conscience peut être pleine de jeunesse, mais le corps nous entraine vers un destin funeste. Ce corps va peu à peu se dégrader. C’est notre condition humaine. Nous mettons du temps à percevoir notre vulnérabilité. Elle nous rend humble. Quand la maladie est survenue aux alentours de 36 ans, je n’y étais évidemment pas préparé. J’avais une image du corps en pleine croissance, en pleine possession de lui-même. C’est la première fêlure qui provoque un questionnement « Qu’est-ce que tout cela va devenir ? ». Le film est l’occasion de regarder cette question en face, de la défier juste un moment, d’en rire un peu, de goûter un moment au vertige qu’elle suscite et de se demander ce que l’on fait avec cette idée là ?

6.   Dans ce film très intime, presque subjectif, où l’on ne vous voit que rarement, on a presque l’impression d’être dans votre corps. Comme la scène où vous voyez les branches, vous restez à l’intérieur et vous ne profitez pas de la joie de votre fille, elle est à l’extérieur.

C’est tout à fait ça. Le film s’est construit sur des situations qui pour moi sont des métaphores cinématographiques d’un corps malade ou d’un corps dont on ne peut s’échapper. On est de façon irrémédiable avec ce corps ; On se lève le matin, on vit et l’on est sûr de dormir à l’intérieur de ce corps. On ne peut que penser à travers ce corps. Ce qui est beau en documentaire, c’est que le corps qui filme a droit à une existence. Car le filmeur est un corps qui filme. Dans la fiction, celui qui cadre/filme s’efface. La fiction ne veut pas en entendre parler. Le spectateur de fiction désire par dessus tout se projeter dans une histoire, passer par dessus l’épaule du filmeur et vivre à l’intérieur de l’écran. Dans le documentaire, et qui plus est pour ce film autobiographique, un aller-retour se déploie entre celui qui filme et ce qui est filmé. Celui qui filme a une existence, c’est-à-dire un « je ». C’est un point de vue subjectif. Ce personnage, que l’on voit rarement, qui reste blotti derrière la caméra, parvient à exister en racontant quelque chose. C’est son regard même qui est altéré par la maladie. Le spectateur entre dans son regard, il a parfois même la sensation d’être emprisonné dans un corps.

7.     Comment ont été tournées toutes les scènes ? Les scènes de vie avec votre famille sont- elles réelles ?

Je n’ai pas écris de scénario, j’ai commencé par écrire un texte, en me disant que peut-être certains fragments constitueront une voix off. Ensuite, pour les rêves, je trouvais important de montrer comment la maladie atteint jusqu’à l’inconscient. Cela constituait aussi des scènes un peu drôle comme avec cette histoire de pancréas enfermé dans une vitrine par exemple. A chaque fois, je cherchais des moyens pour raconter des événements déjà passés. J’ai décidé de dessiner et de puiser dans les archives familiales. Les séquences familiales ne sont pas recréées, ce sont des archives. D’autres scènes (comme celle de fin) étaient davantage préméditées : je savais que je filmais quelque chose qui pouvait résonner avec la problématique du film.

8.   Combien de temps avez-vous mis pour réaliser le film avec tous ces matériaux ?

J’ai mis plusieurs années à créer le film. Je devais trouver la distance juste. J’ai fait des essais où j’étais dans l’image, je me mettais en scène en train d’écrire ou de raconter mon histoire. J’avais du mal à trouver le ton juste, soit je faisais semblant que les choses ne me touchent pas, soit je dramatisais. Puis j’ai pris la décision de ne pas apparaître à l’image et d’être davantage dans le registre intime d’un regard du filmeur modifié et contaminé par les événements.

9.     Et le montage ?

Pour le montage, il y a une ligne de narration qui commence avec la découverte de la maladie et se poursuit avec un cheminement vers son acceptation. Les images n’ont pas forcément de rapport logique entre elles, il fallait donc trouver la bonne alchimie. Daniela de Felice, la monteuse du film, et moi-même avons sollicité l’aide de Valérie Loiseleux, monteuse notamment des films de Manuel de Olivera, afin qu’elle nous aide à prendre de la distance et à trouver le tempo juste en nous apportant un regard extérieur, bienveillant et attentif.

10.   Dans votre film, vous nous parlez de vos peurs, de vos doutes. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Une maladie est quelque chose d’absolument arbitraire et injuste, il y a une espèce de destinée, de fatalité. C’est angoissant car tout est suspendu au hasard. Redonner une forme et un cadre à cet arbitraire absurde, grâce à l’art, est rassurant. Et cela peut produire de l’universel. Mon angoisse est en quelque sorte mise à distance et rangée dans le film et ces questions me travaillent moins maintenant. J’ai pu passer à autre chose. Ce film raconte donc un moment très particulier. J’ai compensé mon angoisse par la profusion créatrice.

11.  Quels sont vos projets aujourd’hui ?

Doux Amer était mon 3ème long métrage. Je suis en train de finir le tournage du quatrième. C’est le portrait de compagnons d’une communauté Emmaüs du Calvados. Ce film décrit une rencontre. Je vais vers des gens que je ne connais pas et j’apprends à les connaitre sans leur demander de se dévoiler complètement, ni de se mettre à nu. C’est encore une fois l’histoire d’un voyage fragile et vulnérable entre le filmeur et la personne filmée.

12.  Et vous n’avez pas de projet dans le dessin ?

Non, je n’ai plus dessiné après le film Doux Amer. Dans ce film, le dessin est un peu comme une voix off, une écriture personnelle, pour des images qui n’existent qu’en moi, très intimes.

Emilie Gutierrez et Marlie Peirat

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Entre rires et sciences

« Eclectique ». C’est l’adjelauractif qu’a utilisé Pierre Gaffié, réalisateur,  pour qualifier la programmation de la séance jeunesse qui a eu lieu mercredi dans l’auditorium de la bibliothèque l’Alcazar. Et pour cause, la séance a débuté en fanfare et sous les rires des jeunes par le film d’animation Organopolis. En 2 minutes 30, a été retracé avec humour le chemin de la stimulation des organes du corps humain. La séance s’est poursuivie par un film de fiction sobrement intitulé L’attaque du monstre géant suceur de cerveaux de l’espace. Ce film atypique ne peut être classé dans un seul genre cinématographique. Entre comédie musicale, film d’horreur, il trouve bel et bien sa place dans un festival tel que RISC. La science s’immisce régulièrement au cœur de ce cinéma inventif et original.

Et puis, la séance est entrée dans la science pure et dure avec des films comme 20 Hz, Planet Z, Heliocentric ou Eruption. Véronique Rigot, biologiste cellulaire, maître de conférence rattaché au laboratoire Inserm U911 (Faculté de médecine à Marseille) et Claude Vallée,  physicien, directeur de Recherche CNRS au CPPM  (Centre de physique des particules de Marseille), membre de l’équipe scientifique Antares sur les neutrinos cosmiques. invités pour le débat de la fin d’après-midi ont accompagné le jeune public en décryptant les images .

Le dernier film visionné était La théorie de la relativité expliquée aux enfants. Pierre Gaffié, réalisateur, a commenté son travail : « Ce film est une histoire à elle toute seule. Il m’a fallu 6 heures pour l’écrire, 6 jours pour le tourner et 6 ans pour y réfléchir ! » Et de dévoiler ses intentions originelles : « Quand j’ai écrit le scénario, j’ai imaginé qu’Einstein et Pagnol étaient dans un bar. Einstein demande à Pagnol d’expliquer la théorie de la relativité à son fils. » Au final, on comprend bien le concept physique, on retient  la formule et on a vécu un joli moment de cinéma, notamment grâce à la présence du jeune acteur. Mission accomplie.

 Céline Marotte

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Deux séances dans un lieu unique !

Ce sera sous le signe de la lumière et de l’électricité que nous vous invitons à découvrir le 7ème art à travers Badr El Hammami et Jérôme Le Maire.
Pour que ce rendez-vous soit à la hauteur de vos espérances, nous avons choisi le Muséum d’Histoire Naturelle afin que le cinéma révèle la magie de ce lieu.

Les films Mémoires # 2 et Le thé ou l’électricité seront projetés le Jeudi 17 octobre à 20h au Muséum d’Histoire Naturelle / Salle de conférence

 

Laissez-vous guider par la lumière selon Badr El Hammami … !

Mémoire # 2,  Badr El Hammami (Maroc, 2012, art vidéo, 6 min)

Mémoire2-badr el hammami

Objet de mystère, la lumière a su parfaitement se refléter dans l’œuvre de Badr El Hammami. Entre photographie et vidéo, cet artiste aux multiples facettes nous invite à découvrir une trentaine d’enfants avec des miroirs à la main où se reflète des éblouissements.
Il en faut peu à Badr El Hammami pour nous entrainer dans son univers ; un simple jeu de lumière, quelques élèves dans une cour de récréation, des miroirs et la magie du cinéma transforme ces choses ordinaires en quelques minutes de sensation extraordinaire.
Si vous aimez conjuguer simplicité et virtuosité, nulle doute sur votre choix de séance !  « Mémoire # 2 »  laisse émerger autant d’éclats que d’émotions. Celle du réalisateur nous plonge dans la problématique de la mémoire où le miroir devient à la fois le reflet de la lumière et le reflet de notre passé.
Le film devient un médium de création au travers duquel, le cinéaste marocain fait apparaître des éblouissements qui forts de leurs éclats nous laissent imaginer des êtres de lumière incarnés par les enfants. 

Ce film est en compétition pour le prix du jury et du public

Sera également présent le réalisateur, Badr El Hammami

 

Le thé ou l’électricité, un documentaire de Jérôme Le Maire

Ils veulent la route, ils auront l’électricité …

Le thé ou l’électricité est d’abord l’histoire d’un village isolé du Haut Atlas marocain, Ifri, sur le point de recevoir l’électricité. Jérôme Le Maire construit son documentaire après trois années passées auprès de cette population.

le the ou lelectricite - jerome le maire

Sous nos yeux, l’image d’une modernité qui prend forme. On y découvre l’histoire touchante de villageois sur le point de voir arriver chez eux l’électricité, des villageois obligés de devenir consommateur malgré eux. La rencontre entre le passé – leur monde – et le monde moderne est frappante. Deux univers qui s’opposent sont sur le point de fusionner.

Au fur et à mesure les images défilent, les saisons passent et l’électricité s’installe dans les maisons. La population s’est endettée pour acheter trois ampoules d’électricité, le petit village isolé est en route vers la société de consommation. C’est avec beaucoup de délicatesse et de finesse que le réalisateur parvient à nous entraîner dans l’intimité de ces villageois pour vivre et voir retranscrire leur joie, peine et angoisse.

Au côté des villageois d’Ifri, la caméra de Jérôme Le Maire questionne, interroge. Un documentaire d’une immense humanité où l’obscurité se mêle à la lumière, le collectif fait face à l’individualisme, l’artisanat se heurte à l’industrialisation.

Ce film est en compétition pour le prix du jury et du public

Documentaire de Jérôme Le Maire (réalisateur)
Productrice : Isabelle Truc
Co-production : française, belge, marocaine

 

Pour découvrir ces films et vous laissez embarquer par une histoire épique et un court métrage aussi original que lumineux, rendez-vous le jeudi 17 octobre 2013 à 20h au Museum D’Histoire Naturelle (Palais Longchamp).

Un cocktail sera proposé à l’issue de la séance 

 Célia BENZONI & Audrey IMPORTUNA

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Des courts-métrages à la bibliothèque

numérisation0014La science et le cinéma s’invitent à la Biblithèque L’Alcazar, mercredi à partir de 14 h 30, en partenariat avec le département Jeunesse. Durant une petite heure, les courts-métrages vont s’enchainer dans l’auditorium. Les thèmes sont variés : de la théorie de la relativité à  la reconstitution d’une éruption volcanique en passant par un film expérimental qui s’attache à l’observation du soleil.
Destinés aux jeunes de 10 ans et  plus, les films présentés sont en compétition pour le Prix Jeunesse des 7emes Rencontres Internationales Sciences et Cinémas. Les enfants pourront soutenir leur court-métrage préféré grâce à leur vote sur place ou grâce au blog.
A l’issue de la séance, Véronique Rigot, biologiste cellulaire, maître de conférence rattaché au laboratoire Inserm U911 (faculté de médecine à Marseille) et de Pierre Gaffié, réalisateur, répondront aux questions des spectateurs.

Rendez-vous mercredi 16 octobre à 14 h 30.
Le programme détaillé de la séance.

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JURGEN REBLE & THOMAS KONER – MATERIA OBSCURA – MERCREDI 16 OCTOBRE 20h30 AU CINÉMA LES VARIÉTÉS

7e EDITION DES RENCONTRES INTERNATIONALES SCIENCES ET CINEMAS (RISC)

Du 10 au 19 octobre 2013 / Marseille Maison de la Région, BMVR Alcazar, Cinéma Les Variétés, Muséum d’Histoire Naturelle de Marseille.

Le festival organisé cette année par Polly Maggoo en coproduction avec Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la Culture, propose de découvrir une programmation de courts et longs métrages (documentaire, fiction, expérimental, art vidéo) parcourant différents domaines scientifiques (des sciences fondamentales aux sciences humaines et sociales) et invite des cinéastes et des scientifiques à venir rencontrer le public.

Cette année, en parallèle de la sélection internationale issue d’un appel à candidatures, sera proposée une compétition des meilleurs films euro-méditerranéens avec un prix du public, un prix jeunesse, un prix du jeune public et un prix du jury (constitué par des scientifiques, des enseignants et des professionnels du cinéma).

JURGEN REBLE & THOMAS KONER – MATERIA OBSCURA – MERCREDI 16 OCTOBRE 20h30 AU CINÉMA LES VARIÉTÉS

Nous proposerons des temps forts ainsi que des séances spéciales, et notamment en avant-première française : Materia obscura. Une performance audiovisuelle par deux artistes allemands de renommée internationale, Jurgen Reble et Thomas Koner, qui aura lieu au cinéma Art et Essai, les Variétés, mercredi 16 octobre à 20h30.

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Avant tout, une performance en live de deux artistes au service du cinéma, l’un, Jurgen Reble, alchimiste de la pellicule, l’autre, Thomas Koner, figure de proue de la musique électronique minimale.

Leur collaboration offre un spectacle de tous les sens où une salle de cinéma obscure se transforme en un lieu de partage d’émotions. La prestation des deux allemands est une avant première française, un spectacle qu’ils ont décidé de révéler pour les Rencontres Internationales Sciences et Cinémas (RISC).

Une œuvre envoûtante et mystérieuse, un univers décalé qui nous plonge dans un état second. La prestation (gratuite) se vivra en direct du cinéma Les Variétés dans une salle aux places limitées, mais ouvert à tous : les fans de cinéma, les amateurs de musique électronique, les curieux tentés par ce mélange et tous ceux qui apprécient les expériences enrichissantes.

2067_foto_reble_koener_materia_obscuraPour redescendre en douceur après ce moment intense, une soirée au bar La Jetée suivra la séance. Une rencontre avec les artistes pour certains, un coup à boire pour d’autres, un moment de partage pour tous.

Trip garanti !

 

Benjamine THOMAS

Thomas DUPIRE

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